L'évolution d'un jardin aux couleurs des fleurs, d'un potager, d'un verger. Une femme jardinier, un peu conteuse et passionnée de photos. Odeurs de tisanes, de recettes anciennes, de roses ou d'aubépine. Mélange subtil d'aromates <br /> Chut! j'entends le jardin pousser. Evolution of a garden to the colors of the flowers, of a kitchen garden, an orchard. A woman gardener, a little narrator and impassioned photographs. Odors of herb teas, old receipts, pinks or hawthorn. Subtle mixture of Chut aromatics! I intend the garden to push.
Identification : La sittelle torchepot est un oiseau trapu. Elle a les parties supérieures bleu-gris, et une queue courte. Les parties inférieures, menton et cou, sont blanches, devenant orangées sur le haut de la poitrine, les flancs, l'abdomen et les sous-caudales. Les ailes sont courtes et arrondies, et les rémiges sont plus foncées que le dos. La tête bleu-gris est assez grosse, avec une ligne noire traversant l'oeil et finissant vers les scapulaires. Les joues sont blanches, ainsi que le menton et le devant du cou. Le bec bleu-gris est long et pointu. Les yeux sont noirs. Les pattes et les doigts aux longues griffes noires sont brun orangé clair.
Les deux sexes sont semblables, avec le mâle légèrement plus grand. Son chant est une lente série de sifflements perçants, parfois remplacée par un son répété rapide et excité.
Habitat : La sittelle torchepot affectionne les bois de haute futaie, feuillus, mixtes et résineux. Mais on la rencontre aussi en abondance dans les parcs et les grands jardins.
Comportements : La sittelle torchepot est capable de parcourir les troncs d'arbres et les branches dans un sens ou dans l'autre, même avec la tête en bas. Elle bouge obliquement, se suspendant grâce à la patte supérieure, et se propulsant avec l'autre. Elle n'utilise pas la queue comme les pics, mais ses longues griffes. Pour se nourrir d'un gland ou d'une noisette, elle l'emporte sur une branche où elle la cale dans une crevasse de l'écorce, et elle la taillade pour l'ouvrir avec de vigoureux et bruyants coups de bec. Elle fréquente aussi les mangeoires où elle se montre très agressive, chassant les autres oiseaux. Elle est très active et agile. Elle sautille rapidement sur le sol. Elle est souvent vue en couples ou seule. Elle dort dans un trou d'arbre ou de rocher. La parade nuptiale démarre début mars.
Vol : La sittelle torchepot effectue des vols courts d'un arbre à l'autre.
Nidification : La sittelle torchepot niche dans des trous ou des crevasses, mais ne creuse pas elle-même. C'est souvent une ancienne loge de pic. Elle réduit l'entrée en construisant un dur mur de boue séchée autour du trou jusqu'à ce qu'il ait la bonne taille. Elle utilise aussi de la résine en tant que répulsif pour les prédateurs. L'intérieur du trou est tapissé de morceaux de copeaux d'écorce, d'herbes, de poils et de plumes. La femelle dépose 6 à 8 oeufs blancs, tachetés de brun. L'incubation dure environ 13 à 18 jours. Ils sont nourris par les deux parents, principalement avec des insectes. Ils quittent le nid au bout de 23 à 26 jours après la naissance.
Régime : La sittelle torchepot se nourrit d'insectes et d'araignées qu'elle trouve dans l'écorce des arbres. En hiver, elle se nourrit aussi de graines. Pour se nourrir, elle se rapproche souvent des habitations. Ses préférences vont surtout aux graines de tournesol : elle les prend une à une dans son bec, s'envole sur une branche, cale la graine sur un tronc, la décortique et avale le noyau, puis s'en va en chercher une autre.
Les cobayes sont originaires d’Amérique du sud. Notre cobaye domestique (Cavia aperea porcellus) provient du cobaye de Tschudi (Cavia aperea tschudii) qu’on trouve sur les hauts plateaux herbeux des Andes à des altitudes comprises entre 1600 et 4500 mètres. Le cobaye a été domestiqué par les Incas 1000 ans avant J.C. Ils les élevaient en petites bandes et s’en servaient pour leur alimentation mais aussi comme offrande aux dieux. Le cobaye est parvenu en Europe vers le 16ème siècle, il est alors évoqué dans la littérature comme "petit cochon d’inde", d’où son deuxième nom. A l’origine le cobaye doit également, comme l’indique l’appellation britannique "guinea pig" (cochon de guinée), avoir servi à l’alimentation.
Les races de cobayes
On distingue 3 types de cobayes conservés de nos jours comme animal domestique :
Le cobaye angora à long pelage soyeux.
Le cobaye à rosette et épis très marqués
Le cobaye anglais à poils courts
Il existe aussi bien sur de très nombreuses variantes de ces trois types. Mais la taille ne varie que très peu, ils peuvent peser entre 700 et 1500g les femelles étant légèrement plus légères que les mâles. Le poids moyen des mâles est d’environ 1kg et celui des femelles 850g.
La biologie du cobaye Le cobaye vie entre 6 et 8 ans (record 15 ans), sa température rectale normale est d’environ 38°C mais peut facilement variée entre 37 et 39°C.
La facilité d’entretient des cobayes est un des motifs de leur popularité comme animaux familiers. Ils sont aussi faciles à conserver dans un appartement d’une seule pièce que dans une grande maison. Comme les cobayes vivent naturellement en bandes, il est recommandé d’avoir plusieurs animaux à la fois. Il est cependant possible de garder un cobaye seul s’il on s’occupe suffisamment de lui pour remplacer un " lien familial ".
Le cobaye est herbivore : il est donc capable de digérer la cellulose et son transit digestif est très long (jusqu’à une semaine). Cela explique qu’il soit très sensible aux changements d’alimentation, et il faut donc maintenir une alimentation aussi constante que possible.
Le cobaye pratique la coprophagie afin de garantir ses besoins en vitamines B et entretenir sa flore intestinale.
Pour le nourrir n’oubliez pas le complémenter son alimentation en vitamine C ou de lui donner un aliment spécial pour cobayes. Il mangera des légumes (choux, carottes, épinards, navets, etc.), des céréales, des feuilles et du pain sec.
Très sensible à toute modification de son environnement, le cobaye préfère une température de 16 à 18°C et est nettement plus sensible à une chaleur excessive qu’au froid cependant même en hiver la température de son local ne doit jamais descendre en dessous de 10°C. De plus le maintien d’une humidité d’environ 50%, est fortement conseillé, soit grâce à des humidificateurs, soit grâce à des plantes en abondance.
On recommande comme litière le foin, la sciure ou les litières pour chat. Le cobaye urine très abondamment ce qui oblige à renouveler la litière très abondamment et interdit l’usage de cages en bois. En été les cobayes peuvent être placés sans crainte dans le jardin pourvu qu’un abris les protègent des visiteurs (chiens, chats,...) indésirables. Ils peuvent aussi facilement cohabiter avec 1 ou 2 lapins mais pas plus.
Les cobayes s’accouplent en toute saison, la gestation dure environ 65 jours et les portées comptent de 1 à 4 jeunes complètements développés à la naissance. Les jeunes commencent déjà à se nourrir au cours de la période d’allaitement de 3 semaines et atteignent la maturité sexuelle à 2 mois.
Pendant leur période d’adaptation, les cobayes sont très farouches et craintifs. Cependant si on évite les mouvements brusques et qu’on se comporte doucement avec eux, ils se familiarisent rapidement avec la personne qui les soigne et ils montrent qu’ils la reconnaissent. Ils s’attachent ensuite très vite et accueillent leurs familiers par des sifflements joyeux.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l'incurie de l'humanité, nous y sommes. Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l'homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu'elle lui fait mal.
Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d'insouciance. Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l'humanité tandis que le reste était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l'eau, nos fumées dans l'air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu'on s'est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles : faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l'atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s'est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu'il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre. Certes. Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu'on ne l'a pas choisie.
« On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins.
Oui.
On n'a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C'est la mère Nature qui l'a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies.
La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d'uranium, d'air, d'eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l'exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d'ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu'on n'a pas le choix, On s'exécute illico et, même, si on a le temps, on s'excuse, affolés et honteux.
D'aucuns, un brin rêveurs, tentent d'obtenir un délai, de s'amuser encore avec la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l'humanité n'en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l'eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l'avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n'en a plus, on a tout pris dans les mines, on s'est quand même bien marrés). S'efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l'Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d'échappatoire, allons-y.
Encore qu'il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l'ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n'empêche en rien de danser le soir venu, ce n'est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie une autre des grandes spécialités de l'homme, sa plus aboutie peut être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.
Je voudrais être un oiseau Pouvoir voler tout là-haut Regarder le monde de plus haut Et pouvoir me dire qu'il est beau
Du bas il me paraît tellement cruel Avec toutes ces choses irrationnelles Ces guerres qu'ils font pour rien Ces gens qui meurent de faim Ces gens qui espèrent un nouveau lendemain Ils font de petites choses un drame Ils font de grosses choses une arme Ne voyant pas le malheur qu'ils causent Ils continuent à rendre le monde morose
Je voudrais être cet oiseau Cette colombe venue de là-haut Apporter ce rameau d'olivier Et rétablir enfin la paix
Le bouvreuil pivoine est un oiseau trapu avec une grosse tête. Le mâle a le manteau gris.
Le croupion est blanc, contrastant avec la queue noirâtre.
Les ailesalaire claire.
Les parties inférieures sont rouge-rose et le bas-ventre est blanc. La tête a la calotte, la nuque les lores et le menton noirs.
Les joues et la gorge sont rouge-rose.
Les yeux sont noirs.
La calotte est bleu-noir avec des reflets brillants.
Le bec noirâtre est court et conique, situé assez bas sur la face. Les pattes et les doigts sont brun rosâtre. La femelle a les parties inférieures et le manteau gris-brun,
le manteau étant légèrement plus foncé que le dessous. Le juvénile ressemble à la femelle adulte,
mais il n'a pas la calotte noire ni le tour du bec. Il a une barre alaire brun chamoisé. On distingue plusieurs sous-espèces de bouvreuils.
Le genre Pyrrhula a maintenant sept espèces, et Pyrrhula pyrrhula a neuf sous-espèces.
Chant :
Le bouvreuil pivoine a pour cri habituel un sifflement tranquille, bas et mélancolique.
Le chant est à peine audible. C'est un bavardage faible et grinçant, entrecoupé de courts sifflements. Certaines sous-espèces émettent un son curieux semblable à celui d'une trompette d'enfant.
Habitat :
Le bouvreuil pivoine vit dans les zones boisées, conifères ou feuillus, avec un sous-bois dense.
On le trouve aussi dans les vergers, les parcs et les jardins.
Comportements :
Le bouvreuil pivoine est un oiseau calme et timide.
On le voit souvent volant d'un buisson à l'autre.
On le voit souvent en couple ou en petits groupes familiaux.
Ils se perchent plutôt sous le couvert des arbres, rarement sur le sol.
Au printemps, ils peuvent former des groupes d'une cinquantaine d'oiseaux. Le bouvreuil pivoine se nourrit de bourgeons au printemps.
Il se pose à l'extrémité d'une branche où se trouvent des bourgeons, et là, il se déplace lentement vers le tronc. Pendant la période de nidification, le bouvreuil pivoine apporte de la nourriture aux poussins dans des poches spéciales situées à la base de son bec, de part et d'autre de la langue.
La plupart des autres fringillidés stockent la nourriture dans la gorge. Pendant la parade nuptiale, le mâle met en valeur les belles couleurs de sa poitrine, et abaisse les ailes afin de montrer son croupion blanc, tandis qu'il se dandine autour de la femelle.
Ils émettent des sifflements doux pendant ces parades.
Ensuite, le mâle régurgite des graines dans le bec de la femelle. Elle gonfle ses plumes, se penche et tourne d'un côté à l'autre.
Vol :
Le bouvreuil pivoine effectue un vol rapide et bondissant, avec de rapides battements d'ailes, alternés avec de brèves périodes ailes fermées.
Sur de plus longues distances, il a un vol ondulant et direct.
Nidification :
Le nid du bouvreuil pivoine est construit sur la branche d'un arbre, dans un buisson ou un taillis.
Le nid est une structure lâche, construite par la femelle. Le nid est fait de mousse, brindilles et lichens, et tapissé de poils, mousse et radicelles. La femelle dépose 4 à 6 oeufs bleu pâle, tachetés de brun-roux. L'incubation dure environ 12 à 14 jours, assurée par la femelle, aidée et nourrie par le mâle.
Les poussins sont nourris avec une mixture de graines et d'insectes, apportée au nid par le mâle. Les jeunes quittent le nid à l'âge de 16 à 18 jours.
Régime : Le bouvreuil pivoine se nourrit principalement de graines et de bourgeons d'arbres fruitiers. Il consomme aussi des insectes et des baies.
Protection / Menaces :
Le bouvreuil pivoine décline depuis des temps récents.
Cela est dû à la destruction de son habitat avec la réduction des lisières de forêts et des haies.
Les zones de nidifications et de nourrissage disparaissent. L'usage des herbicides a également un impact important sur l'espèce.
La mouette rieuse est un élégant oiseau aquatique et les deux sexes sont identiques. L'adulte en plumage nuptial a le dos et le dessus des ailes gris clair.
Les primaires externes sont blanches avec les extrémités noires.
Le bord d'attaque est d'un blanc pur, mais il devient noir vers les primaires les plus externes. Le dessous des primaires est sombre. La mouette rieuse a un capuchon brun-chocolat qui s'étend jusqu'à l'arrière de la partie auriculaire, et des croissants blancs autour de l'oeil. Les parties inférieures sont blanches, parfois teintées de rose sur la poitrine au printemps.
La queue est blanche. Le bec, les pattes et les doigts sont rouge-noirâtre. Les yeux sont foncés. L'adulte en plumage d'hiver a des taches sombres nettes en arrière des yeux
. Le capuchon sombre disparaît après la saison nuptiale. On peut voir deux barres noires indistinctes en travers de la calotte. Le bec est rouge avec l'extrémité noire. Les pattes et les doigts sont rouges. Le juvénile et l'immature n'ont pas de capuchon noir.
Chant : Le cri typique de la mouette rieuse est rauque. Ce sont des oiseaux très bruyants et des cris courts peuvent être entendus dans les colonies, et lors des querelles.
La mouette rieuse émet de longs glapissements et des sortes de jappements courts et répétés.
Habitat : La mouette rieuse se reproduit aux lisières des marais, des étangs et des Elle hiverne dans des habitats côtiers variés, depuis les eaux côtières jusqu'aux ports, les marais salants et les estuaires. On peut la trouver en ville, dans les parcs urbains avec de l'eau.
Comportements : lacs, et dans les clairières dans les régions de forêt boréale.
La mouette rieuse est très grégaire en dehors de la période de reproduction.
Elle se nourrit et dort en grands groupes.
Cet oiseau est un opportuniste qui "nettoie" les villes et les plages,
ou qui se nourrit dans les champs labourés.
En effet, les groupes suivent la charrue et capturent des vers et d'autres invertébrés.
Elle se nourrit aussi en marchant, en nageant, et en plongeant pour saisir des poissons en suivant des bateaux de pêche.
Elle vole aussi au-dessus des flots et picore des insectes à la surface. Quelques disputes peuvent se produire avec les voisins de nids,
et la mouette rieuse adopte des postures spéciales.
D'autres parades montrent l'oiseau dans des attitudes variées. La mouette rieuse est monogame et fidèle au site du nid où elle revient chaque année. Elle peut former des colonies mixtes avec des sternes.
La parade nuptiale est à son point culminant quand le mâle régurgite de la nourriture à la femelle. L'accouplement a lieu juste après.
Vol : La mouette rieuse effectue un vol rapide et actif. Elle peut planer et glisser, et même capturer des insectes en vol.
Nidification : La mouette rieuse nidifie en grandes colonies, jusqu'à 1000 couples ou plus. Les nids sont à environ un à cinq mètres les uns des autres.
C'est un nid assez grand sur le sol ou dans la végétation basse et humide.
C'est une dépression peu profonde tapissée de végétation. La femelle dépose 2 à 3 oeufs brun-olive, mouchetés de brun, vers fin avril-début mai. L'incubation dure environ 22 à 26 jours. Les jeunes restent au nid environ une semaine et sont semi- nidicoles. Ils quittent vraiment le nid vers l'âge de 32 à 35 jours.
Régime : C'est une espèceomnivore. La mouette rieuse se nourrit surtout d'insectes aquatiques et terrestres, d'invertébrés marins, de poissons, de vers de terre. Elle consomme aussi des fruits, des graines, des débris variés et parfois des souris.
La Foulque macroule est souvent prise pour une Poule d'eau par les promeneurs non avertis. Si toutes les deux font partie de la famille des Rallidés et fréquentent les mêmes milieux, plans et cours d'eau, leur aspect et même leur comportement sont très différents.
reconnaissable à son écusson frontal et son bec blancs très visibles, ce d'autant plus que cet oiseaux nage souvent à découvert sur les plans d'eau, même urbains. La poule d'eau est plus discrète et ne s'éloigne guère des berges où elle est prompte à se réfugier dans la végétation ou les enrochements. Curieusement, cet oiseau très craintif, est présent sur les cours d'eau en pleine ville.
La foulque, au plumage gris anthracite, a un aspect trapu de canard, alors que la poule d'eau à la robe brun noir nuancé de verdâtre dessus, est plus petite et plus fuselée. Le rouge de son front et de la base de son bec à pointe jaune, constituent, avec les raies blanches sur les flancs, des critères d'identification faciles.
Il n'y a guère de plan d'eau et de grande mare que les foulques ne peuplent pas, souvent en grand nombre. Les poules d'eau bien qu'assez fréquentes, sont bien moins nombreuses et plus isolées.
Les deux espèces peuvent être observées au gagnage à terre. Alors que la foulque s'y déplace de façon lourdaude, la poule d'eau y démontre de grandes facilités motrices. La foulque lui rend bien cet avantage en sachant parfaitement plonger sous l'eau pour se nourrir. La poule d'eau ne s'immerge à peine que pour se soustraire à un danger.
Les deux espèces sont d'excellentes nageuses bien que n'ayant pas les pieds palmés comme les canards, les oies et les cygnes. Au contraire, tous les deux n'aiment guère à voler. Pour y parvenir, la foulque est obligée de prendre un élan d'une vingtaine de mètres en courant sur l'eau.. C'est à la nage et par immersion que la fuite s'opère en priorité.
Les foulques et les poules d'eau ont en commun d'être avant tout des consommatrices de végétaux, principalement aquatiques pour ce qui est des premières. Tantôt, elles les picorent à la surface de l'eau, tantôt elles les captent en barbotant queue en l'air. La foulque, de plus, exploite les faibles profondeurs en plongeant. De façon alors très caractéristique, elle saute hors de l'eau et pique une tête.
Le régime végétarien est complété par des insectes, larves, petits mollusques, têtards, voire petits poissons. La foulque ne dédaigne pas les déchets organiques de toute provenance, au besoin à la sortie d'un égout.
On ne prête guère attention aux foulques tant elles sont omniprésentes sur nos étangs. Pourtant, au printemps les rixes acharnées des mâles se disputant une partenaire, sont très spectaculaires sur la grande scène d'un plan d'eau. Pendant ce temps, les mâles de poules d'eau, non moins bagarreurs, mais camouflés par la végétation, ne se signalent que par leurs cris où le sonore « kourouk » domine.
Le plus répandu de nos pics, le pic épeiche est un oiseau superbe avec son étonnant plumage noir et blanc. Le dessus du pic épeiche est principalement noir, avec de grandes taches blanches, ovales sur les ailes et des rayures sur les rémiges. En dessous, il est blanc avec une tache rouge écarlate sur le ventre, près de la queue. Le motif de la tête strié de noir entoure des joues blanches. Le mâle porte également une petite tache rouge sur la nuque, absente chez la femelle.
Les pics s'observent en forêt et en milieux ouverts où les arbres sont dispersés ; ils visitent parfois les jardins, quand ils sont surtout peuplés d'arbres adultes. Il peut même être présent dans les parcs au centre des villes.
Période de nidification : avril à juillet. Nombre de couvaisons : Une seule couvée. Nombre d'œufs : 4 à 6 œufs blanc. Incubation : 14 jours. (2 sexes, mâle la nuit).
Nid : Le nid se trouve généralement entre 3 et 5 m de haut. La cavité mesure environ 30 cm de profondeur, 15 cm de large et l'orifice a 5 cm de diamètre. Le mâle et la femelle mettent 3 à 4 semaines pour le creuser. Le nid est formé de quelques copeaux de bois. Ce nid est occupé plusieurs années de suite sauf s'il est adopté par des étourneaux.
Type de nichoir : Le pic épeiche peut occuper parfois un nichoir clos : Trou d'envol: 50 mm. Profondeur intérieure: 300 mm. Plancher: 127 x 127 mm. Garnissez le fond du nichoir d'une poignée de copeaux de polystyrène.
Envol : 21 jours. Emancipation : 1 semaine après l'envol Taux de survie : Âge maximum : 11 ans.
Cris secs, forts (kik), répétés ou non. Le chant est remplacé par le tambourinage (l'oiseau frappe rapidement avec son bec une branche sèche environ 20 fois par seconde).
Le pic épeiche se nourrit principalement sur les branches et les troncs d'arbre, sondant l'écorce avec son bec effilé et puissant, à la recherche d'insectes enfouis dans le bois. Dans les arbres il part aussi à la recherche de larves d'insectes, d'araignées, de graines et de noix. Il mange aussi des graines de pin, de mélèze, d'épicéa ou de bouleau, des noisettes et des champignons. Localement, le pic épeiche boit la sève après avoir percé l'écorce des arbres. En hiver, il visite les mangeoires.
Visiteur régulier des mangeoires, il apprécie les cacahuètes, la graisse, l'orge, l'avoine écrasée, les noisettes et les noix coincées dans des fentes d'écorce ou dans une mangeoire-bûche. Il est aussi acrobate que les Mésanges pour se nourrir, la tête en bas.
Le tarin des aulnes est un oiseau peu plus petit qu'un moineau domestique qui appartient à la famille des pinsons. Il possède une queue noire fourchue avec des taches jaunes sur les côtés et profondément fourchue à l'extrémité, un plumage rayé de vert, de noir et de jaune et un bec puissant et pointu. Le mâle est plus coloré que la femelle, avec la calotte, la gorge et la couronne noire, le cou et la poitrine jaune, le ventre pâle strié de foncé sur les flancs et un dos vert légèrement strié de noir. Ses ailes sont noires avec des bandes jaunes. En vol, on aperçoit nettement les teintes noires et jaunes de ses ailes. La femelle est plus terne que le mâle, n'a pas de noir sur la tête et aux tons à dominante jaune. Les jeunes ressemblent aux femelles, plus pâles, avec plus de rayures.
Le tarin est un fringille acrobatique qui se nourrit souvent la tête en bas. Son développement a été favorisé par l'extension des forets de conifères qu'il recherche pour couver. Il est souvent aperçu en groupes mixtes en compagnie de sizerins flammés, inspectant les épicéas, les bouleaux, les aulnes et les conifères à la recherche de graines. Il cherche ses aliments à l'extrémité des rameaux, s'accrochant tête en bas pour picorer les graines.
Confiné à l'origine aux forêts de conifères des régions montagneuses, le Tarin s'est graduellement propagé dans les plaines, colonisant les parcs et les forêts de conifères. Il y a une trentaine d'années, il a conquis les jardins où il a découvert les cacahuètes. Il est devenu de plus en plus commun dans les jardins en hiver, surtout par temps humide, lorsque leurs mets favoris, les cônes de pins, se referment et cachent leurs graines.
Ce petit pinson noir et vert est devenu un hôte familier des jardins à la fin de l'hiver, marquant une nette préférence pour les arachides contenues dans les distributeurs suspendus, qui, probablement, ressemblent davantage à la nourriture habituelle qu'il trouve dans les cônes d'aulnes. Dans un premier temps, il a peut-être été attiré par les conifères d'ornement, tels les cyprès. Selon les régions, on le voit régulièrement en hiver dans les jardins, quand les stocks de graines sauvages sont épuisés. Ensuite, il a été attiré par les mangeoires. Les tarins sont particulièrement attirés par les cacahuètes présentées dans un filet rouge, dans lesquels les marchands de légumes emballent les carottes. Ils préfèrent ces filets rouges aux paniers à déchets et à tout autre dispositif de nourrissage. Ce nouveau régime alimentaire s'est propagé dans presque toute la France et le nombre des hivernants y a augmenté.
Les tarins voyagent souvent en bandes, qui apparaissent de manière très soudaine, se nourrissant pendant quelques minutes et disparaissant comme elles sont arrivées. Il est aussi acrobate que les mésanges pour s'accrocher la tête en bas. Très peu farouche, indifférent à l'homme, bien qu'il soit agressif envers les autres oiseaux.
Les tarins des aulnes ne proviennent pas seulement des populations indigènes, mais également de Scandinavie et de la Baltique. Leur nombre fluctue largement d'une année à l'autre, mais la population culmine généralement en mars - début avril, avant qu'ils ne gagnent leurs aires de reproduction. Les hivers durant lesquels on observe peu de tarins coïncident probablement avec de bonnes récoltes de graines dans les parages des sites de reproduction.
Les tarins des aulnes nichent dans les forêts de conifères et mixtes, surtout dans les régions montagneuses jusqu'à la limite des arbres. En tant qu'erratique et hôte d'hiver, ils apparaissent dans les plaines et visitent les mangeoires en février et en mars quand la nourriture naturelle se raréfie.
Les tarins nichent en France que dans les forêts de conifères des régions montagneuses (Alpes, Massif central, Pyrénées); en Belgique, à l'extrême Est du pays. Ailleurs, visiteur hivernal largement répandu.
Période de nidification : mai à août Nombre de couvaisons : une à deux couvées Nombre d'œufs : 3 à 5 œufs bleu pâle tachés de roux Incubation : 12 jours (femelle)
Nid : En Europe, le tarin niche dans les forêts en montagne (sauf en Corse). Avec des tiges et des lichens la femelle construit avec soin un petit nid qu'elle garnit de racines, poils et plumes ; il se trouve généralement vers le bout d'une branche à grande hauteur dans un conifère.
Type de nichoir : N'utilise pas les nichoirs. Envol : 15 jours Emancipation : mal connue Taux de survie : Âge maximum : 11 ans.
Régime naturel : graines d'arbres, notamment de bouleaux, d'orme, d'épicéas, de pins d'aulnes ou de conifères, mais également de graines de chardons, de pissenlit et de reine-des-prés. Les jeunes sont nourris d'insectes.
À la mangeoire, on peut lui offrir des cacahuètes et des petites graines (pavot et millet) ou des mélanges pour oiseaux forestiers. Le tarin est attiré par les mangeoires rouges
Identification : Nullement complexé par sa taille minuscule, le Troglodyte mignon est un oiseau pétulant et furtif qui aime se faire entendre. Dressé sur ses pattes, long bec fin et queue relevée, l'oeil sous un sourcil marqué scrute son territoire. Manteau brun sur chemise pâle, le Troglo de son petit nom, arpente régulièrement nos jardins. Qui sait observer attentivement repéra sa silhouette ronde. Issu d'une famille de 80 espèces, il est le seul représentant des Troglodytidés en France. Autrefois confondu avec le roitelet huppé, probablement à cause de sa taille, le Troglodyte mignon tient son nom de son habitude à fréquenter les cavités.
Habitat : Le troglodyte est un oiseau remuant et vif qui se faufile tel une souris dans les fourrés. On l'observe généralement sautillant dans des rocailles et des branchages ou jouant à cache-cache dans des piles de bois.
Comportements : Le troglodyte est un oiseau remuant et vif qui se faufile tel une souris dans les fourrés. On l'observe généralement sautillant dans des rocailles et des branchages ou jouant à cache-cache dans des piles de bois.
Vol : Les ailes vibrantes, il parcourt de très courtes distances d'un vol en rase-mottes très rapide.
Nidification : Vers le mois d'avril, le mâle monsieur troglo construit plusieurs nids en boules de mousse dans les racines ou les cavités des berges, des rochers, des arbres ou des rochers. Après avoir visité chacun des nids, madame choisit le plus douillé pour y pondre 5 à 7 oeufs blancs tachetés qu'elle couvera pendant une quinzaine de jours. Les jeunes quittent le nid 15 à 17 jours après l'éclosion et son pris en charge par le mâle.
Régime : Le Troglodyte mignon se nourrit d'insectes vivants, de larves d'araignées, etc.
Protection / Menaces : Sous-espèceendémique de le Fair Isle. Sa faible population ne dépasse pas la centaine de couples, ce qui le rend très vulnérable.
Appelée siffleuse ou quine dans le sud-est de la France, la grive mauvis appartient à la famille des turdidés comme le merle noir, le rouge-gorge et le rossignol. Un large sourcil blanc ou jaunâtre, les flancs et le dessous des ailes de couleur rousse permettent de la différencier aisément des autres grives: draine, musicienne ou litorne. Le mâle et la femelle ont un plumage identique. D'un poids d'environ 65 g, c'est la plus petite des grives européennes. Une sous-espèce de plus grande taille occupe l'Islande et les Iles Féroé, au large de l'Ecosse. De fin-mai à fin-juillet deux pontes successives composées de 4 à 6 veufs sont déposées dans des nids placés à faible hauteur.
Son cadre de vie : les forêts, les haies, les bosquets
En période de reproduction, dans le nord de l'Europe, la grive mauvis se plaît en milieu forestier, le plus souvent dans les bouleaux, pins et épicéas. Elle affectionne plus particulièrement les bords de rivières et les terrains marécageux. Pendant l'hivernage, au sud et à l'ouest de l'Europe, les haies et les bosquets en bordure de prairies et de champs ont sa préférence. Les proies animales forment l'essentiel de sa nourriture: insectes et leurs larves, petits escargots et surtout vers de terre, proie la plus fréquente en été. En automne, comme les autres grives, elle profite de l'abondance des baies pour varier son menu.
En France
La grive mauvis ne niche pas en France. Elle arrive dans notre pays généralement en octobre, en provenance de Scandinavie et de Sibérie. Ses déplacements migratoires sont surtout nocturnes et les tsii... tsii... émis continuellement par les vols en migration permettent de repérer facilement les forts passages. Les arrivées se prolongent jusqu'au cœur de l'hiver. Espèce commune à cette époque, on l'observe régulièrement en compagnie de grives litorne. Sensible aux conditions climatiques, elle paie un lourd tribut lors des vagues de froid. La grive mauvis est, avec la grive musicienne, une espèce gibier très recherchée en France, en particulier dans la moitié sud.
Avenir de la grive mauvis
Les fluctuations des mouvements migratoires de la grive mauvis, soumis essentiellement à la météorologie, peuvent faire croire tour à tour à un accroissement ou à une chute des effectifs. Après une augmentation sur les territoires de nidification au cours des dernières décennies, on note à l'heure actuelle une certaine stabilité, voire des décroissances locales. La réalité est cependant difficile à cerner et le maintien d'un habitat optimal à tous les stades du cycle biologique de l'espèce reste le meilleur garant de la bonne santé des populations de grives mauvis.
La grive musicienne
La grive musicienne appartient à la famille des Turdidés, comme le merle noir, le rouge-gorge et le rossignol. Son plumage brun-olive sur le dos, blanchâtre et taché de macules noirâtres sur le ventre est identique chez les deux sexes. D'un poids d'environ 75 g, la grive musicienne est de taille intermédiaire entre celles de ses proches parents : plus petite que la grive litorne et la grive draine, mais plus grande que la grive mauvis. A partir de la mi-février, le mâle, haut perché, émet son chant mélodieux aux motifs répétés, annonciateur d'un printemps tout proche. Dès avril, les premières pontes, de 4 à 5 œufs, sont déposées dans un nid garni de "ciment" de boue séchée. Après 2 semaines d'incubation, les œufs éclosent. Les jeunes s'envolent à l'âge de 17 jours. Dans la plupart des cas, une deuxième et même une troisième couvée se succèdent.
Son cadre de vie
Au printemps et en été, la grive musicienne affectionne des taillis bien garnis, agrémentés çà et là de jeunes résineux, en particulier d'épicéa. Toutefois, la grive musicienne ne dédaigne pas les bois de feuillus. Elle préfère un sol frais, voire légèrement humide. Au cours de l'hiver, la présence de nourriture règle sa répartition. L'essentiel de son régime alimentaire est composé de proies animales. Les insectes et leurs larves, les vers de terre et les petits escargots qu'elle casse parfois à l'aide d'un caillou qui lui sert d'enclume, sont quotidiennement au menu. En automne, elle consomme de nombreux fruits, tels que les mûres, les baies de houx, de lierre ou de genièvre et des grains de raisin.
En France
La grive musicienne est très commune dans le paysage français jusqu'à l'altitude de 1600 m. Présente toute l'année, elle apparaît comme sédentaire. Cependant à partir de mi-septembre, des milliers d'oiseaux de cette espèce quittent les pays scandinaves et d'Europe centrale pour déferler vers le sud de l'Europe de l'Est et même jusqu'en Afrique du Nord. En hiver, ces populations viennent grossir considérablement les rangs de nos grives autochtones, réfugiées sur le littoral Manche-Atlantique et Méditerranéen. La grive musicienne est certainement l'un des oiseaux les plus chassés en France, notamment dans le Sud-Ouest et le Sud-Est de notre pays.
Avenir de la grive musicienne
La grive musicienne ne semble pas menacée par une évolution sensible de son habitat. S'adaptant à la vie citadine, capable d'élire domicile dans les parcs et les jardins, elle peut s'accommoder d'une certaine urbanisation du paysage. Cependant, à l'automne, les bandes innombrables d'individus migrateurs apparaissent comme une ressource inépuisable. Là est peut-être le danger pour un oiseau tellement commun qu'on l'imagine difficilement susceptible de se raréfier
La grive litorne
La grive litorne fait partie de la famille des turdidés, comme le merle noir, le rouge-gorge et le rossignol. C'est la plus colorée des grives. Elle porte un manteau tricolore : tête, arrière du cou et le croupion gris bleu, ailes et dos brun roussâtre, poitrine et flancs roux fauve tachetés de noir et queue pratiquement noire. De larges taches brun foncé parsèment la tête très bleutée du mâle, alors que chez la femelle, le gris domine et les taches sont plus fines en forme de lances. D'un poids moyen d'environ 100g, la grive litorne est sensiblement de la taille du merle noir. Son cri, un " Kia-Kia " ou " Tia Tia " selon les régions, très sonore, permet de la reconnaître aisément. C'est un oiseau sociable qui niche en colonies, migre et hiverne par petits groupes qui peuvent atteindre parfois plusieurs centaines d'individus. Au sein des colonies la vigilance est de règle et déclenche fréquemment des comportements agressifs collectifs à l'égard des prédateurs. A partir d'avril, les pontes de 5 œufs sont déposées dans des nids d'herbes sèches grossièrement construits à une dizaine de mètres de hauteur. La couvaison dure entre 13-14 jours. Les deux parents élèvent la nichée qui s'envole une quinzaine de jours plus tard. Une seconde ponte a lieu fin mai-début juin.
Son cadre de vie
Les terrains découverts, essentiellement les prairies, sont les lieux de prédilection de la grive litorne. Elle ne dédaigne pas les haies, les bosquets et les massifs forestiers. Un sol humide a sa préférence. En automne et hiver, elle consomme essentiellement des baies et des fruits, d'où une fréquentation assidue des vergers. Au printemps et en été, son régime alimentaire est presque totalement animal : insectes, araignées, vers et escargots.
En France
La grive litorne est surtout abondante en France pendant la migration et l'hivernage. La migration d'automne s'amorce vers la mi-novembre avec des variations plus ou moins précoces ou tardives en fonction des conditions climatiques. Les effectifs augmentent régulièrement jusqu'en janvier. Les déplacements migratoires ont lieu en plein jour. Durant l'hiver, les bandes de litornes sont plus ou moins nomades, fuyant le froid qui les empêche de s'alimenter. En mars et avril, elles regagnent leurs sites de reproduction nordiques. Son aire de nidification, comprise essentiellement de la Scandinavie à la Russie, s'étend vers le Sud depuis le début du siècle. En France, les premières nicheuses ont fait leur apparition dans les années 1950 sur les frontières Est du pays. Ce mouvement vers l'Ouest s'est progressivement accentué, et dans les années 1980, la nidification a progressé vers le Nord, la région parisienne, le Massif Central et les Alpes du Sud. La grive litorne est un oiseau très convoité par les chasseurs français, en particulier ceux de la moitié sud, au même titre que les autres grives.
Avenir de la grive litorne
L'évolution des effectifs de grives litornes est difficile à appréhender tant les conditions météorologiques régissent les déplacements d'automne et d'hiver, et par rapport à des données non disponibles dans de nombreux pays. L'aire de nidification est en augmentation et la tendance démographique semble être stable. La diminution du nombre de prairies permanentes, très appréciées des grives litornes, pourrait avoir à terme une incidence néfaste sur cette espèce. En France, l'évolution des populations nicheuses reste stable depuis 1994 et l'aire de reproduction s'étend vers le Sud. Une extrême vigilance, renforcée par un comportement grégaire, et une capacité d'adaptation remarquable vis-à-vis du froid représentent de formidables atouts pour assurer le maintien des effectifs de grives litornes.
La grive draine
La grive draine appartient à la famille des turdidés au même titre que le merle noir, le rouge-gorge et le rossignol. D'un poids compris entre 100 et 150 g, c'est la plus grosse des grives. Son plumage d'aspect très pale, avec un dos gris uni et le ventre parsemé de larges et nombreuses taches, est identique chez le mâle et la femelle. En vol, on la reconnaît aisément grâce à sa couleur blanche du dessous des ailes. Elle signale sa présence par un cri sec et roulé : trr… trr. Les couples s'installent très tôt sur leur territoire de reproduction. Parfois dès la mi-janvier, perché au sommet d'un grand arbre, le mâle émet un chant à tonalité élevée, aux motifs simples et répétés. Les premières pontes ont lieu au tout début du mois de mars. Les 4 œufs prennent place dans un nid composé d'herbes et de brindilles, liées avec de l'argile, à 7-8 mètres de hauteur. La femelle seule couve pendant deux semaines. Une quinzaine de jours plus tard, les jeunes quittent le nid. Une deuxième ponte est déposée en mai.
Son cadre de vie
La grive draine est une solitaire, agressive et téméraire, en permanence sur le qui-vive. Elle affectionne les bosquets, les allées d'arbres, même ceux des parcs et jardins. On la rencontre aussi en lisière et dans les clairières des forêts de feuillus et de conifères, ainsi que dans des peupleraies, entre 500 et 2000 m d'altitude. Le plus important pour elle est de disposer d'un espace ouvert, prairie ou pâturage par exemple, où elle peut facilement s'alimenter. Son menu, diversifié, comprend aussi bien des proies animales - vers de terre, insectes et leurs larves, escargots - que des végétaux - jeunes pousses, baies et fruits. En automne-hiver, elle se nourrit des baies du gui ce qui lui vaut le nom de grive du Gui dans de nombreuses langues européennes.
En France
L'espèce est très commune, aussi bien en période de reproduction ou d'hivernage, mais les densités restent faibles. Présente ainsi toute l'année, elle apparaît donc comme sédentaire. Cependant, en octobre-novembre, des petites troupes de grives draines migratrices, originaires du nord et de l'est de l'Europe atteignent notre pays qui constitue un des principaux quartiers d'hivernage avec la péninsule Ibérique et l'Italie. En hiver, les grives draines ont un comportement plutôt erratique, guidé par l'abondance des baies. Après un hivernage diffus, la migration de retour est sensible dès la fin février-début mars. C'est une espèce de gibier convoitée en France, essentiellement dans la moitié Sud, comme toutes les autres grives et le merle noir.
Avenir de la grive draine
La tendance démographique de la grive draine sur la période 1970-1990 se traduit par une croissance des effectifs en Allemagne, au Danemark et en Hongrie mais les populations dans d'autres pays sont stables (Croatie, Espagne et Royaume Uni) ou fluctuantes (Bièlorussie). En revanche, il est constaté un déclin des populations nicheuses au Pays Bas, en Italie (espèce protégée), en Ukraine et en Estonie. Globalement, l'aire de reproduction européenne est plutôt stable sauf en Italie et en Hollande où elle régresse. Les effectifs européens se situent entre 2,2 et 3,1 millions de couples et ils sont jugés globalement stables. En France, on assiste à une expansion de l'aire de reproduction de l'espèce et on note une stabilité dans l'évolution de l'indice d'abondance de 1994 à 1999. Dans l'ensemble, l'avenir de la grive draine parait serein, eut égard probablement à sa forte amplitude d'habitat, et au fait que l'espèce est peu chassée. Aucune menace particulière ne pèse sur l'habitat de la grive draine, à l'exception peut-être des prairies qui ont fortement régressé ces dernières années. Extrêmement méfiante, la grive draine n'est pas une proie facile pour les prédateurs, homme y compris.
Qui ne connaît pas le Merle noir ? L'évolution des moeurs, strictement forestières au siècle dernier, en fait aujourd'hui une espèce très commune dans les villes et villages. Elle a su exploiter la modification du milieu en occupant les jardins et espaces verts. Très abondant partout en Hesbaye, le Merle noir peut se contenter, pour nicher, d'un seul buisson dans la campagne.
Le Merle des villes est assez hardi quand il s'agit de rechercher sa nourriture sous les pas du jardinier ou de bâtir son nid sur la fourche d'un rosier à deux pas de la porte d'entrée d'une maison. Il sait aussi trouver, des endroits de nidification tout à fait originaux : il a été trouvé un nid dans le sas de sortie piétonnier d'un parking souterrain, à environ 50 mètres de l'entrée la plus proche. La semi-obscurité, l'accès au nid par une rampe en colimaçon le week-end n'ont pas attelé ce couple de merles dans son entreprise de nidification.
Son cousin des campagnes est toujours plus méfiant, alarmant dès qu'une occasion se présente, ne s'attardant autour des maisons qu'en hiver pour glaner quelque nourriture facile à chaparder. On trouvera son nid de brindilles d'herbe, de mousse et de terre, dans un fourré ou un lierre courant sur un tronc.
En hiver, des rassemblements de Merles sont assez fréquents en ville et dans les villages. Des migrateurs venus du Nord sont venus se joindre aux oiseaux indigènes. Ces migrateurs se déplacent surtout de nuit et l'on peut souvent entendre leurs cris, très proches cependant de celui de la Grive mauvis.
La détermination des sexes est assez aisée chez les adultes, le mâle ayant un plumage entièrement noir avec un bec jaune-orangé, la femelle étant brune. Les individus noirs avec un bec sombre sont de jeunes mâles de la première année. Les jeunes avant la première mue d'automne se reconnaissent à leur plumage brun fortement tacheté.
Les poussins naissent dès la mi-avril et précèdent leurs frères et soeurs d'une seconde nichée, début juin. Les cas d'albinisme total ou partiel ne sont pas rares, surtout dans les villes et leurs banlieues. Attention de ne pas le confondre avec son cousin, rare en Hesbaye, le Merle à plastron, qui, lui, a en permanence une tache plus ou moins blanche en forme