13/04/2009

alors combien coûte un miracle?

Tess avait huit ans quand elle entendit sa mère et son père parler de son petit frère, Andrew. Tout ce qu'elle savait c'était qu'il était très malade et ils n'avaient plus un sous. Ils déménageraient dans un mois dans un tout petit appartement parce que son père n'avait plus d'argent pour les factures du médecin et de la maison. Seulement une chirurgie très coûteuse pourrait sauver son petit frère maintenant et il n'y avait personne pour leur prêter l'argent.

Elle entendit son père chuchoter à sa mère qui était en larmes et désespérée, «Seulement un miracle peut le sauver maintenant.»

Tess alla dans sa chambre et sortit un pot en verre d'une de ses cachettes.

Elle renversa tous les sous sur le plancher et les compta soigneusement. À trois reprises. Le total devait être exact. Pas de place pour une erreur. Soigneusement elle replaça les pièces de monnaie dans son pot et ferma le couvercle, elle sortit par la porte arrière et se rendit à la pharmacie.

Une grande enseigne rouge d'un chef indien au-dessus de la porte. Elle attendit patiemment le pharmacien pour avoir toute son attention mais il était trop occupé. Tess croisa ses pieds de façon à faire du bruit. Rien. Elle s'éclaircit la gorge avec le bruit le plus répugnant qu'elle pouvait faire. Pas bon. Enfin elle prit 25 cents de son pot et l'a cogné sur le comptoir de verre. Cela avait marché!
- Et que veux-tu? demanda le pharmacien, je parle à mon frère de Chicago que je n'ai pas vu depuis très longtemps, lui dit-il sans attendre une réponse à sa question.
- Bien, je veux vous parler au sujet de mon frère, répondit Tess avec le même ton. Il est vraiment, vraiment malade... et je veux acheter un miracle.
- Je te demande pardon? dit le pharmacien.
- Son nom est Andrew et il a quelque chose de mauvais qui grossit à l'intérieur de sa tête et mon papa dit que seulement un miracle peut le sauver maintenant, alors combien coûte un miracle?
- Nous ne vendons pas de miracle ici, petite fille. Je suis désolé mais je ne peux pas t'aider, dit le pharmacien plus doucement.
- Écoutez, j'ai l'argent pour payer, répondit Tess. Si ce n'est pas assez, je trouverai le reste, dites-moi juste combien il coûte.

Le frère du pharmacien était un homme grand et bien habillé. Il se pencha vers la petite fille et lui demanda :
- Quel genre de miracle ton frère a t-il besoin?
- Je ne sais pas, répondu Tess, je sais juste qu'il est vraiment malade et maman dit qu'il a besoin d'une opération. Mais mon papa ne peut pas payer, alors je veux utiliser mon argent.
- Combien as-tu ? demanda l'homme de Chicago,
- Un dollar et onze cents, répondit Tess tout bas, et c'est tout l'argent que j'ai, mais je peux en obtenir encore plus s'il le faut.
- Bien, quelle coïncidence, a sourit l'homme. Un dollar et onze cents, le prix exact d'un miracle pour les petits frères.

Il prit l'argent dans une main et avec l'autre main il saisit sa mitaine et dit :
- Emmène-moi où tu demeures. Je veux voir ton frère et rencontrer tes parents. Voyons si j'ai le genre de miracle dont tu as besoin.

Cet homme bien habillé était le DR Carlton Armstrong, un chirurgien, se spécialisant dans la neurochirurgie. L'opération a été faite sans coûter un sous et rapidement Andrew était de retour à la maison et se portait bien.

Ses parents parlaient de la série d'événements qui les avaient menés au bout de ce chemin.
- Cette chirurgie, chuchota sa mère, fût un vrai miracle. Je me demande combien il aurait coûté?

Tess a sourit. Elle savait exactement combien le miracle avait coûté... un dollar et onze cents... plus la foi d'un enfant. Car les miracles ne se produisent que pour ceux qui y croient…

oui la vie est belle (34)

05:30 Écrit par Pascal dans pensée | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : histoire, enfant, tendresse, joli |  Facebook |

Commentaires

je connaissais dommage que souvent le serment d'hippocrate devient maintenant serment d'hippocryte. bisous

Écrit par : cheera/marie | 13/04/2009

Bonjour Pascal... Quelques mots pour te souhaiter une agréable journée…tu vas pouvoir me lire, j'ai changé le fond !
Nous sommes rentrés hier soir de Francorchamps, nous avons eu un weekend sans pluie, c'était génial…aujourd'hui nous chargeons le motorhome et nous partons pour 2 semaines…donc je viens aussi te dire au revoir !
Gros bisous et à bientôt

Écrit par : Chadou | 13/04/2009

es-tu venu à bout de ton tas de bois? j'aime bien la chanson qui passe sur ton blog
belle journée

Écrit par : Macedoine/Animusiques | 13/04/2009

Bonjour Pascal Une histoire qui m'a donné les larmes aux yeux!
pourquoi mais pourquoi doit-on payer pour pouvoir sauver un enfant ? alors que tant d'argent partent pour "la guerre" jamais je ne comprendrais certaines personnes "soi dis en du monde humain"
gros bisous pascal ainsi qu'à toute notre petite famille d'amour

Écrit par : Anne | 13/04/2009

Très touchante cette histoire, dur de retenir ses larmes!
Bonne journée.

Écrit par : christina | 13/04/2009

"Le plein de poésie" Bonjour Pascal et merci de ta visite sinon il aurrait falu un grand hasard pour que je découvre ce blog habité de poésie tant dans les textes que dans la photo
By Luc

Écrit par : By-Luc | 13/04/2009

j'adore l'histoire et sa morale!
il faudrait toujours garder son âme d'enfant et croire...

Écrit par : saadou | 13/04/2009

voilà la vérité au travers de ton histoire...............la beauté!!!!!bisous!!!

Écrit par : zabou | 13/04/2009

Magnifique. Splendide, sublime histoire qui nous montre que les miracles existent bel et bien que l'on y croie ou pas.
Amitié.

Écrit par : Universel | 13/04/2009

trop émouvant, dur de retenir les larmes
si cela pouvait toujours être vrai
belle soirée, gros bisous

Écrit par : Nanny | 13/04/2009

Magnifique histoire. Les seules limites que nous pouvons vivre sont les limites de notre cerveau. Balayons-lez et tout est possible! rien n'est hasard, et tout est fruit de nos pensées.
Bonne soirée!

Écrit par : Nana | 14/04/2009

Les commentaires sont fermés.