25/04/2009

L'enfant sauveur histoire de guerre

pemelfils

 

En 1992, mon mari et moi participâmes à un échange culturel qui nous donna la chance d’aller en Allemagne et de séjourner dans trois merveilleuses familles. Quelques années plus tard, nous fûmes ravis d’apprendre qu’un des couples qui avaient été nos hôtes en Allemagne venait nous rendre visite dans l’Iowa.

Nos amis, Reimund et Toni, vivaient dans la région industrielle de la ruhr en Allemagne, cible de violents bombardements durant la seconde guerre mondiale. Un soir, pendant leur séjour d’une semaine chez nous, mon mari, qui enseigne l’histoire, les invita à nous raconter ce qu’ils se rappelaient de leur enfance en Allemagne durant la guerre. Reimund nous fit alors un récit qui nous émut aux larmes.

Un jour, peu avant la fin de la guerre, Reimund vit deux aviateurs sauter en parachute d’un avion ennemi qui venait d’être abattu. Comme beaucoup d’autres citoyens curieux qui avaient vu les parachutistes tomber du ciel cette après-midi-là, Reimund, alors âgé de 11 ans, se rendit sur la place centrale où des policiers allaient amener les prisonniers de guerre. Peu de temps après, deux policiers arrivèrent avec les prisonniers anglais et attendirent sur place qu’une voiture vînt chercher les deux aviateurs pour les conduire à la prison d’une ville voisine.

Lorsque la foule vit les prisonniers, des cris de colère rugirent: « Tuez-les! Tuez-les! ». Non seulement la population se rappelait les terribles bombardements que les Anglais et leurs alliés avaient fait subir à leur ville, mais elle avait tout ce qu’il fallait pour passer aux actes. En effet, de nombreux citoyens étaient en train de jardiner lorsqu’ils avaient vu les deux ennemis en parachute, alors ils avaient apporté avec eux leurs fourches, leurs pelles et d’autres outils de jardinage.

Reimund regarda le visage des prisonniers anglais. Ils étaient très jeunes, peut-être âgés de 19 ou 20 ans. Reimund voyait très bien qu’ils étaient terrifiés. Il voyait aussi que les deux policiers, dont le devoir consistait à protéger les prisonniers de guerre, ne faisait pas le poids devant cette foule en colère armée de fourches et de pelles.

Reimund savait qu’il devait faire quelque chose, rapidement. Il courut sur la place et se mit entre les prisonniers et la foule. Puis, il cria aux gens d’arrêter. De peur de blesser le petit garçon, la foule se retint un moment, juste assez longtemps pour que Reimund leur dît ceci:

« Regardez ces prisonniers. Ce ne sont que des jeunes garçons ! Ils ne sont aucunement différents de vos propres fils. Ils font seulement la même chose que vos fils: se battre pour leur pays. Si vos fils étaient pris à l’étranger et qu’ils devenaient prisonniers de guerre, vous n’aimeriez sûrement pas que la population les tue. S’il vous plaît, ne leur faites pas de mal. »

Les concitoyens de Reimund écoutèrent avec étonnement, puis avec honte. Enfin une femme dit : « il a fallu un petit garçon pour nous dire ce qui est bien et ce qui est mal. » Et la foule se dispersa.

Reimund n’oubliera jamais l’intense regard de soulagement et de gratitude que posèrent sur lui les deux jeunes aviateurs. Aujourd’hui, il espère qu’ils ont vécu longtemps et heureux et qu’ils n’ont pas oublié le petit garçon qui leur a sauvé la vie.

Elaine McDonald

 

00:15 Écrit par Pascal dans pensée | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : photo, histoire, sagesse, courage |  Facebook |

Commentaires

un petit coucou Je te souhaite la bonne journée , tes bambins sont toujours aussi magnifique, ils sont des petites stars sur toutes tes photos , en tout cas il présente très bien , ils devraient faire de la PUB , je les vois bien dans un clip publicitaire ou dans une revue de magazine . Il est vrai que nous essayons toujours de préserver nos enfants de la médiation mais je trouves tellement tes photos superbement faîtes que cela vaudrait le coup d'essayer . Bisou et bon samedi à toute ta petite famille . Quand à mon design , tu as peu-être raison que j'essayerais peut-être dans refaire un à mon goût mais il va falloir que j'essayes de le monter alors sous firefox afin de voir comment il se présente , car quand je le fais sous internet explorer , tout est correct c'est ceux et celles qui surfent sous firefox qui voyaient tout déformé , tout décalé . Bisou

Écrit par : christiane | 25/04/2009

émue... merci pour ce texte...
bon week end

Écrit par : Lècia | 25/04/2009

Kikou Pascal De belles photos de tes fistons
j'aime beaucoup le sépia,qui fait
des belles photographies, comme à
l'ancienne époque
Bonne aprés-midi à toi
Bisous trés venteux,mais toujours
ensoleillés,Mimi

Écrit par : Mimi du Sud | 25/04/2009

et bien je suis juive Pascal et ma poésie raconte la tristesse de mon grand-père durant 40-45...merveilleuse histoire!!!

Écrit par : zabou | 25/04/2009

Les enfants nous donnent souvent de belles leçons, et tes loulou ont tellement d'amour à donner et moi je les adore bisous ma petite famille

Écrit par : cheera/marie | 25/04/2009

Tiens !!! Je l'ai déjà lue cette histoire moi !!!
Magnifique hein, mais ou j'ai lu ça ???
C'est pas chez toi ???
Bah, ça fait rien hein, passez tous un bon dimanche, bisous.

Écrit par : Universel | 03/05/2009

Merci de ton passage Après la bouffe la sieste et c'est ce que j'ai vais aller faire , car fatiguée d'une mauvaise nuit , après avoir publier à l'instant un dernier article pour soutenir avec un ami et d'autres une oeuvre .Je vais rejoindre les bras de morphées .

Écrit par : christiane | 03/05/2009

bonjour un gros merci pour ton petit mot mon ami pascal...
au plaisir dete revoir en sept 2009
merveilleuse journée a toi...

Écrit par : COEURDENFANT | 03/05/2009

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