16/05/2009

La bonté même

cirque

 

Le Cirque

Un jour, quand j'étais adolescent, mon père et moi faisions la queue pour acheter des billets pour le cirque. Finalement, il ne restait qu'une famille devant nous. Cette famille me fit une grande impression. Elle comptait huit enfants, qui semblaient tous avoir moins de douze ans. Il était facile de voir qu'ils n'avaient pas beaucoup d'argent. Vêtus pauvrement mais proprement, les enfants étaient polis et se tenaient par la main, en rang deux par deux, derrière leurs parents. Ils parlaient avec excitation des clowns, des éléphants et des autres numéros qu'ils verraient ce soir-là. On pouvait deviner qu'ils n'avaient jamais assisté à une représentation du cirque. Ce serait le clou de leur jeune vie.

Le père et la mère étaient en tête de la fière ribambelle. La mère tenait la main de son mari, le regardant comme si elle lui disait: «tu es mon prince charmant». Lui, il souriait et, le torse bombé, il lui retournait son regard comme pour lui confirmer qu'elle avait raison.

La préposée aux billets demanda combien de billets le père souhaitait acheter. Ce dernier répondit avec fierté: «S'il vous plaît, huit billets d'enfant et deux d'adulte pour que toute ma famille assiste au spectacle du cirque.»

La préposée aux billets indiqua le prix.

L'épouse lâcha la main de son mari et baissa la tête tandis que la lèvre inférieure du père se mettait à trembler. Il s'inclina davantage vers la préposée et demanda:
«Combien avez-vous dit?»

La préposée aux billets répéta le prix.

L'homme n'avait pas suffisamment d'argent.

Comment se retourner et faire savoir à ses huit enfants qu'il n'avait pas assez d'argent pour les emmener au cirque?

Voyant ce qui se passait, mon père prit dans sa poche un billet de 20$ qu'il laissa tomber par terre. (Nous étions loin d'être riches et ce, dans tous les sens du terme!) Mon père se pencha, ramassa le billet puis posa la main sur l'épaule de l'homme en lui disant: «Excusez-moi, monsieur, ce billet est tombé de votre poche.»

L'homme savait bien ce qui se passait. Il ne demandait pas l'aumône, mais il était reconnaissant de l'aide apportée dans une situation désespérée, déchirante et embarrassante. Il regarda mon père droit dans les yeux, prit sa main dans les siennes, referma ses doigts fermement sur le billet de 20$ et, pendant qu'une larme coulait le long de sa joue, il répondit, la lèvre tremblante: «Merci, merci, monsieur. Cela représente beaucoup pour moi et ma famille.»

Mon père et moi retournâmes à la voiture et rentrâmes à la maison. Nous n'avions pas assisté à la représentation du cirque ce soir-là, mais nous étions quand même très heureux.

 

Dan Clark

 

 

Commentaires

comme j'ai beaucoup d'imgination, je m'imagine la situation et j'en ai les larmes au yeux, trop beau dommage que des gestes anonymes comme ça ne se font pas plus souvent bisous

Écrit par : cheera/marie | 16/05/2009

Bonjour Pascal je peux te certifier que j'ai la chair de poule et les larmes aux yeux?
Pourquoi donc à l'heure actuelle beaucoup de personne se désintéresse tellement au sort d'autrui ? oui question qui m'interpelle chaque jour
tout gros bisous mon pascal ainsi qu'à notre petite famille adorée

Écrit par : Anne | 16/05/2009

Bonjour Pascal La merveilleuse histoire que voilà.
Passe un bon we
Duke

Écrit par : DUKE | 16/05/2009

Et pourtant..... Il suffit d'ouvrir les yeux. Malheureusement, de nos jours, ce qui semble le plus intéresser les gens, ce sont les scoops avec des méchants.......

Écrit par : Christiane | 16/05/2009

Bonjour Pascal, c'est une tres belle histoire, mon père ressemblait à cet homme...j'en ai les larmes aux yeux
bisous

Écrit par : sylvie | 16/05/2009

bonsoir Pascal c'est magnifique Pascal comme histoire très touchante

gros bisous à la tit famille et bon week-end

Écrit par : nays | 16/05/2009

Salut Pascal. Des comme celle-là tu peut m'en reservir lol.
Magnifique histoite pleine de tendresse et d'amour.
Bisous à toute la famille.

Écrit par : Universel | 16/05/2009

Hello, Toc toc toc, y-a-til quelqu'un par ici? Ce n'est que moi qui passe, je viens prendre de tes nouvelles, m'excuser de mon peu de présence ces derniers temps, mais dans la vie il y a parfois des choses qui n'attendent pas... Gros bisous tout doux pour ce weekend.
Et si chacun donnait un petit peu... La vie serait plus belle non?

Écrit par : SOLEDAD | 16/05/2009

J'en ai les larmes aux yeux ... Très belle et magnifique histoire. Et si on enseignait d'abord la solidarité ?
Je te souhaite un magnifique dimanche.
Bizouilles,
Brig

Écrit par : Brigitte | 17/05/2009

Bonjour Pascal, Magnifique cette histoire. Très bon dimanche, ensoleillé j'espère. A bientôt, amitiés.

Écrit par : tede | 17/05/2009

C'est plutôt rare... belle histoire en tout cas.

Écrit par : Or | 17/05/2009

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